﻿{"id":10251,"date":"2017-02-27T17:40:20","date_gmt":"2017-02-27T16:40:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/?p=10251"},"modified":"2017-03-03T16:13:57","modified_gmt":"2017-03-03T15:13:57","slug":"la-sncf-a-sauve-lannee-2016-grace-aux-economies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/la-sncf-a-sauve-lannee-2016-grace-aux-economies\/","title":{"rendered":"La SNCF a sauv\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e 2016 gr\u00e2ce aux \u00e9conomies"},"content":{"rendered":"<p><strong>Source :<\/strong> <em>LE FIGARO, PAR BERTILLE BAYART, PUBLI\u00c9 LE 27\/02\/2017 \u00c0 12:31, MIS \u00c0 JOUR LE 27\/02\/2017 \u00c0 12:58. [1]<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le groupe ferroviaire a d\u00e9gag\u00e9 567 millions d&rsquo;euros de b\u00e9n\u00e9fice net, malgr\u00e9 l&rsquo;impact des gr\u00e8ves et des attentats. Il doit s&rsquo;adapter au changement de mod\u00e8le \u00e9conomique de son c\u0153ur de m\u00e9tier.<br \/>\nL&rsquo;an dernier, la SNCF avait frapp\u00e9 les esprits en annon\u00e7ant, pour l&rsquo;exercice 2015 une perte nette de 12,2 milliards d&rsquo;euros, cons\u00e9quence de la d\u00e9pr\u00e9ciation comptable massive op\u00e9r\u00e9e sur la valeur de l&rsquo;infrastructure et du parc TGV. Cette ann\u00e9e, rien de tel. Le groupe SNCF, form\u00e9 par SNCF Mobilit\u00e9s, l&rsquo;op\u00e9rateur de transports, et SNCF R\u00e9seau, gestionnaire des rails, a d\u00e9gag\u00e9 en 2016 un b\u00e9n\u00e9fice net de 567 millions d&rsquo;euros.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour autant, l&rsquo;ann\u00e9e n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 \u00ab<em>business as usual<\/em>\u00bb. Les revers conjoncturels \u00abont pes\u00e9 tr\u00e8s lourd\u00bb, conc\u00e8de son patron, Guillaume Pepy. La baisse de trafic r\u00e9sultant des attentats (400 millions), les gr\u00e8ves en r\u00e9action \u00e0 la loi El Khomri (300 millions), les mauvaises r\u00e9coltes qui ont affect\u00e9 le fret, les inondations &#8230; se sont ligu\u00e9es pour amputer le chiffre d&rsquo;affaires de la SNCF d&rsquo;environ 1 milliard d&rsquo;euros par rapport aux pr\u00e9visions. Il s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 32,3 milliards d&rsquo;euros, en progression de 2,8%. Pas si mal &#8230; Sauf qu&rsquo;\u00e0 p\u00e9rim\u00e8tre et taux de change constants, il baisse de 1,5%.<br \/>\nSurtout, cette \u00e9volution recouvre des dynamiques diff\u00e9rentes. En France, \u00e0 changes et p\u00e9rim\u00e8tres constants, l&rsquo;activit\u00e9 voyageurs voit son chiffre d&rsquo;affaires reculer de 4,3%, tandis que celle de Gares et Connexions bondit de 11,6%. Pourtant, c\u00f4t\u00e9 trafic, le train se porte plut\u00f4t bien, avec une croissance 3,7% en Ile-de-France, et de 1,9% pour le TGV (hors gr\u00e8ves). Seulement voil\u00e0, \u00able mod\u00e8le \u00e9conomique change\u00bb, explique Guillaume Pepy, en particulier pour la grande vitesse. Finie l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 leur chiffre d&rsquo;affaires progressait deux fois et demi plus vite que le trafic, c&rsquo;\u00e9tait il y a quinze ans. Fini aussi le temps o\u00f9 le d\u00e9veloppement du trafic \u00e9tait absorb\u00e9 par la baisse des tarifs et le d\u00e9veloppement des petits prix. Aujourd&rsquo;hui, la SNCF doit faire avec une \u00abbaisse nette des prix\u00bb, explique son patron.<br \/>\nObs\u00e9d\u00e9 par le contre-exemple Air France, le pr\u00e9sident de SNCF Mobilit\u00e9s veut prendre les devants, et mise sur le d\u00e9veloppement des offres low-cost qui ont connu en 2016 un bond de 76% du trafic.<\/p>\n<h3>\nPRIORIT\u00c9 POLITIQUE<\/h3>\n<p>\u00c0 l&rsquo;approche de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, qui est par d\u00e9finition une \u00e9ch\u00e9ance clef pour une entreprise publique, la SNCF veut apporter la preuve de sa r\u00e9activit\u00e9. Le low-cost en est un exemple: \u00ab<em>nous nous adaptons \u00e0 la transformation profonde du march\u00e9\u00bb<\/em>, explique Guillaume Pepy, \u00ab<em>c&rsquo;est pour nous une priorit\u00e9 depuis plusieurs ann\u00e9es<\/em>\u00bb. Mais le groupe a aussi donn\u00e9 des gages sur le front des co\u00fbts. \u00ab\u00c0 chaque chose, malheur est bon. Face \u00e0 la conjoncture, nous avons durci en mars, puis de nouveau en septembre, notre plan d&rsquo;\u00e9conomies. Les r\u00e9sultats sont l\u00e0: nous avons atteint 825 millions d&rsquo;euros d&rsquo;\u00e9conomies, bien plus que les 750 millions initialement pr\u00e9vus\u00bb, explique Guillaume Pepy. L&rsquo;effort a port\u00e9 sur les frais g\u00e9n\u00e9raux, les d\u00e9penses industrielles du r\u00e9seau, la productivit\u00e9 commerciale, la lutte contre la fraude &#8230; Mais il n&rsquo;a pas suffi: \u00abla marge op\u00e9rationnelle est inf\u00e9rieure de 2 points \u00e0 ce que nous avions esp\u00e9r\u00e9\u00bb, convient Guillaume Pepy.<br \/>\nLe d\u00e9fi auquel la SNCF est confront\u00e9e sur le mod\u00e8le \u00e9conomique de son activit\u00e9 voyage, bouscul\u00e9 par la concurrence du covoiturage et demain, d&rsquo;autres op\u00e9rateurs ferroviaires, se double de celui, consid\u00e9rable, qui se pose au r\u00e9seau.<br \/>\nIl s&rsquo;agit d&rsquo;une part d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer les investissements de r\u00e9novation trop longtemps laiss\u00e9s en jach\u00e8re. \u00ab<em>L&rsquo;an dernier, nous avons investi 5,2 milliards, dont 2,8 milliards en renouvellement sur le r\u00e9seau structurant. Il faut se souvenir que ce dernier chiffre \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 1 milliard dans les ann\u00e9es 2000<\/em>\u00bb, explique Patrick Jeantet, qui pr\u00e9side SNCF R\u00e9seau. La SNCF est fi\u00e8re de pouvoir afficher un \u00abtaux d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements de s\u00e9curit\u00e9 majeurs\u00bb en baisse de 28%. D&rsquo;autre part, le r\u00e9seau reste lest\u00e9 d&rsquo;une dette colossale, qui a encore enfl\u00e9 de 2,7 milliards d&rsquo;euros l&rsquo;an dernier, pour atteindre 44,9 milliards. La baisse des taux rend le fardeau un peu moins lourd \u00e0 porter &#8211; \u00ab<em>nous nous refinan\u00e7ons \u00e0 moins de 1%<\/em>\u00bb, affirme Patrick Jeantet &#8211; mais les frais financiers sont \u00e9normes: 1,7 milliard l&rsquo;an dernier. \u00c9voqu\u00e9e l&rsquo;an dernier, la reprise de dette du syst\u00e8me ferroviaire par l&rsquo;\u00c9tat a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9e par le gouvernement. Le contrat de performance conclu fin 2016 trace une trajectoire qui pr\u00e9voit que cette dette augmentera encore de 17 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;ici dix ans, et ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 ce moment-l\u00e0 qu&rsquo;elle commencera \u00e0 se stabiliser. \u00abLe contrat de performance sign\u00e9, pour dix ans, avec l&rsquo;Etat fixe notre trajectoire en termes d&rsquo;investissements, de revenus, et de productivit\u00e9\u00bb, poursuit Patrick Jeantet, \u00ab<em>nous avons form\u00e9 une hypoth\u00e8se raisonnable d&rsquo;\u00e9volution des taux, avec un co\u00fbt moyen de la dette \u00e0 3% sur la p\u00e9riode, contre 3,4% aujourd&rsquo;hui<\/em>\u00bb.<br \/>\nDu fait, surtout, de cette dette, deux ans apr\u00e8s le vote de la r\u00e9forme ferroviaire, le groupe SNCF promet d&rsquo;\u00eatre pour le prochain ex\u00e9cutif un dossier chaud. Une priorit\u00e9 m\u00eame, s&rsquo;agissant d&rsquo;un groupe dont le pr\u00e9sident Fr\u00e9d\u00e9ric Saint-Geours rappelle qu&rsquo;il est un \u00ab<em>acteur majeur de l&rsquo;\u00e9conomie fran\u00e7aise, qui, \u00e0 travers ses achats, fait travailler 31.000 fournisseurs, soit 164.000 emplois<\/em>\u00bb. Un acteur aussi de la politique de l&#8217;emploi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le groupe public ferroviaire a certes r\u00e9duit ses effectifs nets de 2.000 personnes l&rsquo;an dernier, mais \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de l&rsquo;ensemble du groupe SNCF, le solde net est \u00e9quilibr\u00e9 du fait des embauches \u00e0 l&rsquo;international. La SNCF reste aussi un recruteur massif: plus de 12.000 personnes en 2016, dont plus de la moiti\u00e9 sont des jeunes sortis de l&rsquo;\u00e9cole.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Source :<\/strong> <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/societes\/2017\/02\/27\/20005-20170227ARTFIG00129-la-sncf-a-sauve-l-annee-2016-grace-aux-economies.php\" target=\"_blank\">www.lefigaro.fr\/societes\/2017\/02\/27\/20005-20170227ARTFIG00129-la-sncf-a-sauve-l-annee-2016-grace-aux-economies.php<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Source : LE FIGARO, PAR BERTILLE BAYART, PUBLI\u00c9 LE 27\/02\/2017 \u00c0 12:31, MIS \u00c0 JOUR LE 27\/02\/2017 \u00c0 12:58. 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