﻿{"id":4791,"date":"2011-09-06T14:59:00","date_gmt":"2011-09-06T12:59:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/concurrence-de-la-sncf-par-des-bus\/"},"modified":"2011-09-06T14:59:00","modified_gmt":"2011-09-06T12:59:00","slug":"concurrence-de-la-sncf-par-des-bus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/concurrence-de-la-sncf-par-des-bus\/","title":{"rendered":"Concurrence de la SNCF par des bus !"},"content":{"rendered":"<div dir='ltr'> Voici la copie d&rsquo;un article qui faire plaisir \u00e0 plus d&rsquo;un !(La vie Du Rail et des Transports)<\/p>\n<p>Si Eurolines avait fait grand bruit en f\u00e9vrier dernier pour annoncer  son intention de proposer d\u00e8s le mois de mai plus de 500 trajets entre  les r\u00e9gions fran\u00e7aises, la soci\u00e9t\u00e9 est cette fois-ci beaucoup plus  discr\u00e8te. C&rsquo;est sans tambours ni trompettes qu&rsquo;elle a mis en ligne cet  \u00e9t\u00e9 ses billets pour les six premi\u00e8res liaisons. \u00ab&nbsp;<em>Les ventes ont  ouvert le 8 juillet sur les six lignes pour lesquelles nous avons obtenu  l&rsquo;autorisation du minist\u00e8re des Transports, fin juin&nbsp;<\/em>\u00bb, se  borne-t-on \u00e0 confirmer au service communication. Il s&rsquo;agit de dessertes  en cabotage, comme le permet le d\u00e9cret d&rsquo;application.<br \/> \tQuid des 494 autres lignes envisag\u00e9es par la filiale de Veolia  Transport ? Elles sont visiblement en attente des autorisations  minist\u00e9rielles. \u00ab&nbsp;<em>Nous avons pris du retard sur notre agenda et avons un certain nombre de demandes en instances<\/em>&nbsp;\u00bb,  confirme-t-on laconiquement. Les premi\u00e8res villes concern\u00e9es sont  toutes situ\u00e9es dans l&rsquo;ouest de la France : Caen, Rouen, Rennes, Nantes  et Angers, toutes desservies au d\u00e9part de Paris. Et s&rsquo;y ajoute un Rennes  &#8211; Rouen. Une offre qui s&rsquo;adresse aux habitu\u00e9s d&rsquo;Eurolines, dont 46&nbsp;% de  la client\u00e8le sont constitu\u00e9s d&rsquo;\u00e9tudiants et de jeunes trentenaires \u00e0  petits revenus. Huit billets sur dix sont achet\u00e9s au cours des quatre  jours pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9part, \u00e0 des prix garantis \u00ab&nbsp;<em>les plus bas du march\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb.<br \/> \tIl s&rsquo;agit bien de dessertes en cabotage, c&rsquo;est-\u00e0-dire en faisant faire  des escales aux autocars effectuant des liaisons internationales, seule  possibilit\u00e9 actuellement ouverte par la loi fran\u00e7aise. Suite \u00e0  l&rsquo;autorisation de Bruxelles, en 2010, un d\u00e9cret d&rsquo;application est paru  en novembre 2010, puis un arr\u00eat\u00e9 en janvier 2011, fixant les conditions \u00e0  remplir pour les op\u00e9rateurs. Exigence imp\u00e9rative : le chiffre  d&rsquo;affaires r\u00e9alis\u00e9 sur la partie nationale doit repr\u00e9senter moins de la  moiti\u00e9 de la totalit\u00e9 du CA de la ligne. Les places propos\u00e9es par  Eurolines sont donc puis\u00e9es dans le stock des invendus des liaisons  internationales, qui affichent un taux de remplissage de l&rsquo;ordre de 60 \u00e0  70&nbsp;%.<br \/> \tSur le papier, tout est clair, alors, pourquoi tant de myst\u00e8re et ce  lancement en catimini ? La situation agace un peu le pr\u00e9sident de la  FNTV, Michel Seyt, m\u00eame s&rsquo;il salue cette premi\u00e8re. \u00ab&nbsp;<em>Le minist\u00e8re  des Transports n&rsquo;est pas en mesure de donner des informations pr\u00e9cises  sur l&rsquo;examen et l&rsquo;avanc\u00e9e des autorisations, on se demande pourquoi<\/em>, s&rsquo;interroge-t-il. <em>Nous  sommes plut\u00f4t en retard par rapport \u00e0 des pays comme l&rsquo;Italie,  l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Allemagne ou la Grande-Bretagne. Avec notre tr\u00e8s forte  culture du train, c&rsquo;est comme si la France autorisait ces dessertes de  cabotage \u00e0 contrec\u0153ur.&nbsp;<\/em>\u00bb<br \/> \tCette ouverture pr\u00e9figure l&rsquo;\u00e9volution future promue par la FNTV, qui  n\u00e9cessite une r\u00e9vision de la Loti et est en cours de discussion avec le  minist\u00e8re : la mise en \u0153uvre d&rsquo;une offre interr\u00e9gionale structur\u00e9e \u00e0  l&rsquo;initiative de deux ou trois r\u00e9gions sans autorisation minist\u00e9rielle \u2013  c&rsquo;est aussi l&rsquo;objet de l&rsquo;amendement d&rsquo;Herv\u00e9 Mariton. \u00ab&nbsp;<em>Il y a un march\u00e9 pour l&rsquo;autocar express, notamment sur des transversales mal desservies en train comme Clermont &#8211; Montpellier<\/em>, estime le pr\u00e9sident. <em>Nous esp\u00e9rons que quelques exp\u00e9rimentations verront le jour au cours des douze prochains mois\u2026<\/em>&nbsp;\u00bb  Il est toutefois \u00e0 craindre des r\u00e9ticences de certaines r\u00e9gions, qui  risquent d&rsquo;y voir une concurrence avec le TER. Pourtant, la loi a d\u00e9j\u00e0  pr\u00e9vu un verrou, puisque dans le cadre du cabotage les AOT peuvent  contester une desserte en car qui menacerait l&rsquo;\u00e9conomie d&rsquo;une ligne  existante.<br \/> \t&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br \/> \tC\u00e9cile NANGERONI<br \/> \t&nbsp;<br \/> \t<strong>Carte d&rsquo;identit\u00e9<\/strong><br \/> \t&#8211; Eurolines est une association de 32 entreprises de transport  priv\u00e9es cr\u00e9\u00e9e en 1985. La marque f\u00e9d\u00e8re le plus vaste r\u00e9seau de  transport par car d&rsquo;Europe : 600 destinations (Europe et Maroc) au  d\u00e9part de 92 villes de France, mais aussi d&rsquo;un pays \u00e0 l&rsquo;autre (un Sicile  &#8211; Helsinki ou un Casablanca &#8211; Moscou sont notamment propos\u00e9s).<br \/> \t&#8211; En 2005, Veolia Transport est devenu actionnaire \u00e0 100&nbsp;% du groupe  VT-Eurolines, si bien que Veolia d\u00e9tient et exploite la marque en  Belgique, en France, aux Pays-Bas et au Portugal, et est en partenariat  en Pologne, Espagne et R\u00e9publique tch\u00e8que.<br \/> \t&#8211; En 2009, 110 millions de kilom\u00e8tres ont \u00e9t\u00e9 parcourus sur le r\u00e9seau  Eurolines, qui a accueilli pr\u00e8s de 4&nbsp;millions de voyageurs en 2010.<br \/> \t&#8211; Pr\u00e8s de 500 v\u00e9hicules circulent quotidiennement, soit 2&nbsp;% des d\u00e9placements motoris\u00e9s intereurop\u00e9ens.<br \/> \t&nbsp;<br \/> \t<strong>Le match autocar\/train<\/strong><br \/> \tPour chacune des destinations, nous avons interrog\u00e9 les sites Internet  d&rsquo;Eurolines et de la SNCF, avec une date de d\u00e9part imminente et une  lointaine. A noter que la desserte Eurolines se r\u00e9sume \u00e0 trois  allers-retours par semaine, c&rsquo;est-\u00e0-dire un trajet propos\u00e9 un jour sur  deux, soit les mardis, jeudis, et samedis au d\u00e9part de Paris. Et si le  match tarifaire est parfois serr\u00e9, le temps de parcours est toujours en  faveur du train, a fortiori pour les trois liaisons assur\u00e9es en TGV.  Voici les r\u00e9sultats :<br \/> \t\u2022 Paris &#8211; Rouen : dans un mouchoir<br \/> \tEn autocar, le trajet dure 1h45 et le billet ne co\u00fbte que 8&nbsp;\u20ac. En  train, 1h10 \u00e0 1 heure 38 suffit pour un prix de 21,60&nbsp;\u20ac en Intercit\u00e9s  tarif normal et de 16&nbsp;\u20ac en Prem&rsquo;s.<br \/> \t\u2022 Paris &#8211; Caen : parfois au m\u00eame prix<br \/> \tEurolines assure la liaison en 3h30, tandis que la SNCF le fait en 1h48  ou 2h34. Le car co\u00fbte 15&nbsp;\u20ac, le train 32,90&nbsp;\u20ac en tarif normal, mais on  peut trouver un Prem&rsquo;s pour 15&nbsp;\u20ac !<br \/> \t\u2022 Paris &#8211; Angers : kif-kif seulement en Prem&rsquo;s<br \/> \tA partir de 17&nbsp;\u20ac le parcours de 4h45 en autocar (parfois \u00e0 22, 27 ou  33&nbsp;\u20ac), tandis que le TGV file en 1h30 ou 1h47 et offre des Prem&rsquo;s \u00e0  28&nbsp;\u20ac, et des billets plein tarif loisirs \u00e0 58,70&nbsp;\u20ac, des loisirs r\u00e9duits \u00e0  40, 41, 43 ou 46&nbsp;\u20ac, entre autres.<br \/> \t\u2022 Paris &#8211; Nantes : gros avantage au TGV<br \/> \tIl faudra patienter six longues heures dans le car et d\u00e9bourser au  moins 22&nbsp;\u20ac (mais il en co\u00fbte 27 ou 33&nbsp;\u20ac en derni\u00e8re minute ou le  samedi), alors que le TGV trace sa route en 2h01 (meilleur temps) et au  pire 2h22 pour un prix de 58,70&nbsp;\u20ac en plein tarif loisirs, le billet  loisirs r\u00e9duit pouvant descendre \u00e0 44&nbsp;\u20ac, le Prem&rsquo;s \u00e9tant \u00e0 33&nbsp;\u20ac.<br \/> \t\u2022 Paris &#8211; Rennes : l&rsquo;autocar ne fait pas le poids<br \/> \tMoyennant 24&nbsp;\u20ac et 5h45 d&rsquo;autocar, les voyageurs qui ne sont pas press\u00e9s  arriveront \u00e0 bon port. Le TGV lui emm\u00e8nera les voyageurs en 2h04 ou  2h31 pour 55,80&nbsp;\u20ac (loisirs plein tarif) ou 35&nbsp;\u20ac s&rsquo;ils arrivent \u00e0  d\u00e9nicher un billet Prem&rsquo;s.<br \/> \t\u2022 Rouen &#8211; Rennes : vive l&rsquo;autocar !<br \/> \tSur cette liaison qui n&rsquo;est jamais directe en train, la SNCF ne fait  pas le poids. Il faut passer par Paris ou Le Mans, voire les deux pour  rallier ces deux villes de province, soit un temps de parcours allant de  4h12 \u00e0 5h58 pour couvrir 315&nbsp;km ! Le tarif est \u00e0 l&rsquo;avenant : 71,20&nbsp;\u20ac en  plein tarif loisirs via Paris, ou 58&nbsp;\u20ac via Le Mans. On peut aussi  trouver des Prem&rsquo;s \u00e0 57 ou 61&nbsp;\u20ac. Le match est gagn\u00e9 haut la main par le  car qui devrait faire le plein en promettant un trajet de 4h et  moyennant un tarif d\u00e9fiant toute concurrence : \u00e0 partir de 19&nbsp;\u20ac !<\/p>\n<p>PS: les comparaisons trains\/bus me semble plus pr\u00e9cises que celles parues dans la presse classique!<\/p>\n<p>stephadc<\/p>\n<p> \t\t \t   \t\t  <\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici la copie d&rsquo;un article qui faire plaisir \u00e0 plus d&rsquo;un !(La vie Du Rail et des Transports) Si Eurolines avait fait grand bruit en&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4791"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4791"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4791\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4791"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4791"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paris-chartres.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4791"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}