Avant la grève de jeudi, un point objectif sur les régimes de retraite de la SNCF et de la RATP

De grandes différences sur le calcul de la pension et son montant
Avant la réforme de 2008, ce taux était de 7,85% à la SNCF, il sera progressivement porté à 8,12% en 2017 et à 10,55% (soit le taux actuel pour le régime général)… en 2026. Pour la RATP, ce taux est déjà de 12%. Quant à l’âgé légal minimum pour partir à la retraite, il a aussi été relevé de deux ans, mais simplement à compter de… 2017.
Cette année là, les « roulants » (nés à compter de 1972) des deux entreprises pourront partir à la retraite à 52 ans (au lieu de 50 ans). Pour les autres personnels (nés à compter de 1967), l’âge minimum sera porté de 55 à 57 ans…. En 2011, selon Conseil d’orientation des retraites (COR) , l’âge moyen de la retraite atteignait 54,4 ans à la RATP et 55,1 ans à la SNCF. A comparer à l’âge de 62 ans, en moyenne, enregistré dans le régime général.
A noter aussi que, comme dans la fonction publique, le calcul du montant de la pension est basé sur les six derniers mois de rémunération (contre la moyenne des 25 meilleures années dans le privé). Résultat, toujours selon le COR, alors que la pension des cadres du privé plafonnera à 22.500 euros en 2050 (14.152 pour les non-cadres), elle atteindrait 40.000 euros à la SNCF et entre 28.000 et 31.000 à la RATP. Un écart qui s’explique aussi par le fait que, pour faire accepter aux agents la réforme de 2008, ils ont bénéficié d’échelons d’ancienneté supplémentaires dans la grille des salaires et de majoration des traitements en fin de carrière, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter le salaire de référence pour le calcul de la retraite.
Des régimes déficitaires soutenus par l’Etat
Des régimes spéciaux qui demeurent intéressants pour leurs bénéficiaires donc, même si, sur certain points, la convergence avec le régime général est en cours. Mais, c’est aussi la situation financière de ces régimes qui est souvent dénoncée, obligeant à une intervention de l’Etat. A la SNCF, au total, les cotisations (1,88 milliard d’euros en 2011) couvrent environ 36 % des charges de pensions (5,15 milliards d’euros en 2011), le ratio cotisants/retraités étant devenu inférieur à 56 % en 2010.
Il y a environ 160.000 cheminots actifs pour 280.000 retraités. A la RATP, en 2011, le produit des cotisations sociales (434 millions d’euros) couvrait environ 46 % des charges de prestations vieillesse (937 millions d’euros), le ratio cotisants/retraités s’établissant à 91 %. Environ 43.600 agents travaillent à la Régie pour 48.000 retraités. Et, compte tenu de la dégradation continue de leurs ratios démographiques, les deux régimes ont bénéficié en 2012 d’une subvention d’équilibre de l’Etat en hausse de 5,3 % pour le régime de la SNCF (3,36 milliards d’euros) et de 4,9 % pour le régime de la RATP (552 millions d’euros) par rapport à 2011. En 2013, les subventions d’équilibre seront respectivement de 3,4 milliards d’euros et de 614,6 millions d’euros.
C’est cet appel à l’Etat en comblement de financement des déficits de ces régimes spéciaux qui « passe » de moins en moins bien en cette période de disette.

0 Replies to “Avant la grève de jeudi, un point objectif sur les régimes de retraite de la SNCF et de la RATP”

  1. C'est vraiment de la daube ces cartes Multipass, avec des problèmes récurrents même en abonnement annuel. La région centre pourrait, une fois de plus, prendre exemple sur l'IDF ou des guichets dédiés au pass Navigo existent, en général les problèmes sont réglés en qq minutes. J'opterai pour un dernier appel au centre Annuelys et si pas de réponse satisfaisante, un premier reco pour décrire tout le parcours, et demande d'indemnisation si pas de réponses sous x jours.

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