Les points noirs de la ligne

Les voies ferroviaires sont à l’image de nos routes normales : parfois il y a des points noirs où la densité du trafic fait que cela coince.

Je vous propose donc de partir de Chartres, et d’aller vers Paris afin de découvrir les différentes difficultés régulières de circulation.

  • La première difficulté se trouve aux abords de la gare de Rambouillet. Cette gare n’est prévue que pour la descente des voyageurs, l’arrêt y est donc théoriquement court. Or, de nombreux Rambolitains délaissent les Transilien pour prendre les TER, plus rapides et plus confortables. Ces derniers sont donc plus longtemps retenus dans cette gare, ce qui occasionne un bouchon pour les autres trains (par exemple, le 7:25 partant de Chartres, et régulièrement en marche à faible vitesse depuis la sortie de Gazeran jusqu’à Rambouillet).
  • Ensuite, vient le pénible trajet entre Le Perray et La Verrière. A cet endroit, les voies ne sont pas doublées, donc les TER (sans arrêt entre ces 2 villes) côtoient les Transilien (dont beaucoup desservent Le Perray, Les Essarts et Coignères. La ponctualité des Transilien étant ce qu’elle est, il n’est pas rare de voir nos TER rouler à la vitesse d’un escargot sur cette portion de ligne.
  • La difficulté suivante est bien entendu la gare de Versailles. Combien de fois a-t’on pu voir notre train faire du sur-place entre St Cyr et Versailles, alors que les Transilien, eux, se suivent à grande cadence sur les voies bis. Par ailleurs, dans la gare elle-même, la plupart de nos TER ne peuvent repartir que sur ordre des chefs de quai. Or ces derniers sont souvent absents au moment du départ, ce qui retient le train pendant plusieurs minutes supplémentaires.
  • Enfin, la traversée du nœud ferroviaire de Viroflay est souvent délicate, et peut occasionner des ralentissements.

Le reste du parcours n’appelle pas de remarque particulière. De manière générale, l’entrée en gare de Montparnasse se fait relativement bien.

Dans l’autre sens, les difficultés sont les mêmes. On peut cependant ajouter 2 autres points sensibles :

  • L’entrée en gare de La Verrière peut être perturbée par le fait que les 2 voies allant vers Chartres n’en deviennent plus qu’une. Il y a donc un grand risque de bouchon lorsque un Transilien et un TER arrivent en même temps. Souvent, le Transilien semble avoir la priorité, obligeant le TER à s’arrêter en pleine voie afin de le laisser passer (ceci arrive souvent avec les 17:25 et 18:00 en partance de Montparnasse). De plus, ces Transilien qui passent ainsi devant, sont généralement omnibus, obligeant le TER à les suivre à vitesse réduite jusqu’à la sortie de la gare du Perray.
  • Enfin, la sortie de la gare d’Epernon peut aussi être délicate pour les express. En effet, en sortie de gare et allant vers Chartres, les voies se doublent. Ceci permet aux omnibus (s’arrêtant à Maintenon) d’être doublés par les express (qui ne marquent pas cet arrêt). Le problème est que la seconde voie est assez ancienne (il se dit même qu’elle n’a pas été rénovée depuis les années 50), et donc, la vitesse y est limitée à 60km (au lieu des 120 pour la voie normale). Parfois, l’aiguilleur qui est chargé de faire basculer les trains d’une voie vers l’autre s’endort sur sa commande : les express se voient donc obligés de circuler à 60 km, et ne peuvent pas doubler les omnibus circulant devant.

0 Replies to “Les points noirs de la ligne”

  1. Comment certains peuvent les prendre au sérieux! Il faut vraiment avoir un besoin profond de reconnaissance pour prendre au sérieux nos syndicalistes! Ils décident une grève sans aucun fondement, juste pour jouer. Puis ils l'arrêtent avec pas plus de motif. On dirait des enfants jouant au train dans leur chambre. Je parle de la cfdt, cgt, sud. On n'a pas besoins de syndicalistes comme ceux la.
    Un cheminot

  2. T'es sur que tu es cheminot toi ?
    Tu serais plutôt employé que ça ne m'étonnerait pas ! Un gus qui a tout ses samedi,dimanche et nuit à la maison auprès de bobonne. Bref, un col blanc!

  3. Ta phrase est stupide et pleine de non sens, voir illogique. Ecrite par un type qui ne connait pas le chemin de fer, c'est évident.

  4. La CGT n'a jamais rien compris.Toujours en retard. Elle ne comprends plus les cheminots. Les cheminots veulent du respect; la CGT leur apporte du mépris! De toute manière on ne discute pas avec un CGTiste qui a la carte du parti.

  5. De toute façon les syndicats devraient être interdit, seul un seul syndicat devrait avoir sa place et s'il est représentatif de la majorité des salariés. Il est inconcevable qu'une poignée de salariés puissent provoquer une telle nuisance.

  6. Tu as raison camarade de 19h40. Il ne devrait y avoir que la CGT comme syndicat à la SNCF. Il y aurait beaucoup moins de grève puisque la direction serait bien obligée de négocier.

  7. Négocier avec vous, cela veut dire accepter vos caprices. Et vos demandes manque totalement de sens commun. On ne peut pas apeler cela des revendications.
    Je demande aux dirigeants de la SNCF de ne rien lacher. Rien lacher. Il faut arrêter cette escalade stupide de la nuisance des syndicats.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.