Article des Echos

Ouverture du marché ferroviaire : Keolis prend date

Si le marché régional s’ouvre, la filiale de la SNCF se retrouvera en compétition… avec sa maison-mère.

Ecrit par
Lionel STEINMANN
Journaliste – Enjeux Les Echos
Ouverture du marché ferroviaire : Keolis prend date
Keolis s’affirme comme l’arme principale de la SNCF dans l’ouverture à la concurrence. La direction du groupe ferroviaire comptait déjà s’appuyer sur l’expérience de sa filiale de transport urbain en matière d’appel d’offres. Mais le rôle dévoué à Keolis sera finalement encore plus direct : son président, Michel Bleitrach, a indiqué mercredi lors de la présentation des résultats 2011 que la société se porterait candidate pour gérer les Trains d’équilibre du territoire (qui regroupent les Corail Intercités, les Teoz et les Lunea), lorsque ceux-ci seront ouverts à la concurrence, en 2014.
Par ailleurs, « si le marché ferroviaire régional s’ouvre, nous nous présenterons », a-t-il ajouté, en faisant référence à une éventuelle mise en concurrence de la SNCF par les conseils régionaux à partir de 2014. Keolis assure en avoir les compétences : le transport ferroviaire de voyageurs représente déjà 23% de son chiffres d’affaires, du fait des marchés remportés sur ce secteur à l’international.

Offres complémentaires

La filiale de la SNCF, qui détient 56,5% de ses actions, se retrouvera donc bientôt en compétition… avec sa maison-mère. Une situation qui peut sembler incongrue, et que ne manqueront sans doute pas de relever le moment venus les syndicats.
Mais pour l’entreprise publique présidée par Guillaume Pepy, la manoeuvre est habile. Avec Keolis, elle sera en mesure de monter pour les régions des propositions complémentaires aux siennes, que ce soit sur le plan de l’offre de transport (avec un rôle accru des autocars par exemple) ou des prix. De quoi réduire l’attractivité d’offres qui émaneraient d’acteurs 100% privé. En se mettant elle-même en concurrence, la SNCF augmente in fine ses chances de garder la main.

0 Replies to “Article des Echos”

  1. Dans le bilan social officiel de la sncf il y a aussi des infos sur l'absenteisme des cheminots. Voilà encore un post ou des économie et une bonne gestion peuvent être faits.

  2. @ titi, tu peux justifier pour affirmer que dans le privé l'absenteisme est plus élevé que l'absenteisme des cheminots démontré dans le rapport social de la sncf?

    tu me demandes d'énumérer alors je continue. Paris-Cherbourg le voyage fait 3 heures. ni les contrôleurs ni les conducteurs ne font les Aller/retour. 3 heures de travail par jour! Cela laisse une marge de productivité et les économies!
    Paris/Marseille. Cela fait plus de 3 heures. alors changement de conducteurs et contrôleurs a Dijon. pour respecter le durée de 3 heures de travail par jours.

    Si Tout l'argent ne disparaissait pas à cause des shadok cheminots privilégiés. Alors on aurait du meilleur matériel.

    Tu en veux d'autres?

  3. Vous ne faites que des affirmations et ne prouvez rien en matière d'absentéisme!
    Quant aux temps de travail que vous soutenez il serait bon de nous en apporter les preuves!

  4. Plus c'est gros plus ça passe… pas

    « tu me demandes d'énumérer alors je continue. Paris-Cherbourg le voyage fait 3 heures. ni les contrôleurs ni les conducteurs ne font les Aller/retour. 3 heures de travail par jour! Cela laisse une marge de productivité et les
    économies!
    Paris/Marseille. Cela fait plus de 3 heures. alors changement de conducteurs et contrôleurs a Dijon. « pour respecter le durée de 3 heures de travail par jours. »

    C’est marrant, à chaque fois qu'un post s'affiche sur ce sujet, j'ai un petit morceau de trompette qui résonne dans ma tête comme ceux qu'on entend au cirque avant les clowns…
    Ce que vous avancez d’un ton péremptoire n’est que pure affabulation ! Il ya dix ans déjà (2004) dans la même journée de travail, un conducteur (tgv) de Lille faisait Paris-Marseille + Marseille-Lille (je l’ai fait). A moins que vous ne parliez du trajet par la voie classique et là, c’est autre chose dans les années 90 ?

    Quand à l’ouverture de cette nouvelle « polémique » sur Paris-Cherbourg qui date déjà de 2009 (cela fait au moins la quatrième fois que vous intervenez là dessus) C’est soit disant un asct uniquement qui vous a mis dans la "confidence". Aujourd’hui vous rajoutez le conducteur (ça fait plus vrai, plus « in » pour tenter d’argumenter). Un collègue vous avait déjà expliqué en large et en travers la raison de cet aller simple. Vous insinuez que les conducteurs ne font jamais d’aller retour PSL-CBU en régulier. Je pourrais vous certifier le contraire quand vous voulez, j’ai des roulements de sevice de l’époque à disposition). Le montage des journées à destination de Cherbourg est multiple, prenons le cas du dépôt de PSL ou de son homologue cherbourgeois. Il existait bien des AR Paris Cherbourg dans les roulements d’agents de conduite. Par contre il existe bien des aller simple pour contrebalancer la journée du retour (ou inversement) qui elle fera onze heures d’amplitude et de ce fait, lisser le temps de travail hebdomadaire. De plus il n’y a pas que ces deux établissements qui assurent la desserte de vos escapades marines. Ça fait classe hein de généraliser et de noyer le poisson. Les personnes de votre acabit sont toujours prêts au prosélytisme persuadés qu'ils sont de détenir la vérité.

    Je n’irai pas jusqu’à reprendre une citation de Camus "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde" mais il n’y a pas loin…

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