Grève du mardi 7 octobre: le bilan du bilan

Pour avoir vécu en direct le naufrage du 18:30 à Versailles, je n’ai jamais été aussi en colère envers la SNCF.

Rappelons les faits (déjà évoqués par Seb dans le précédent billet) :
– 18:20 : l’omnibus Paris-Nogent partant à 18:30 est au quai n°20. Ce quai est déjà noir de monde. A la surprise générale, le train, un TER2NG est en configuration simple unité (soit 4 voitures). Le quai en face (N°19), le direct entre Versailles et Chartres, puis semi-direct jusqu’au Mans, attend son départ. Il s’agit d’un RIO88.
– 18:30 : l’omnibus arrive à partir grâce à l’intervention du personnel d’accueil de Montparnasse : en effet, ces derniers finissent par refouler les usagers toujours à quai et essayant en vain de monter dans le train archi-bondé.
– 18:46 : le direct vers le Mans prend aussi son départ.
– 19:00 : à Versailles, c’est l’enfer : les 2 trains sont à quai (les 2 quais F et G sont face à face). la foule en attente de monter dans l’omnibus est impressionnante. L’omnibus est bloqué car trop de monde est à bord : trop pour repartir. Le direct est finalement, à la dernière minute, transformé en omnibus jusqu’à Chartres afin d’alléger le 18:30.
– 19:05 : le contrôleur à bord du 18:40 fait preuve d’un incroyable mépris : il en appelle au civisme des usagers pour les faire quitter le train bondé afin que ce dernier puisse repartir (je n’évoquerais même pas le prétendu civisme de ses collègues grévistes).
– 19:10 : le direct devenu omnibus arrive à quitter Versailles. Le 18:30 est toujours à quai. Pour une fois, je suis dans le bon train. Je ne sais pas ce qu’est advenu de ce train et de ses malheureux voyageurs.
– 19:15 : le direct devenu omnibus longe l’EMM de Trappes. Deux V2ON à 8 caisses (soit 8 voitures) vides sont garés le long de notre ligne. Sans exagérer, un V2ON à taille équivalente vaut presque 2 TER2NG en capacité de voyageurs.
– 20:10 : je suis enfin arrivé à Chartres. Seulement 30 minutes de retard et une place assise durant le trajet. Mais le retour aura finalement été plus difficile que l’aller.
En conclusion : la SNCF est une incroyable machine à broyer du voyageur : pourquoi mettre en service un train court, et en situation de grève, et lors de l’heure de pointe ?
Je suppose que les personnes qui n’ont pas hésité à mettre à quai la rame de 4 voitures sont les mêmes que celles qui ont autorisé le 6/07/2008 à faire repartir vers Paris un TGV trop en panne pour traverser le tunnel sous la Manche, en total mépris de ce qui utilisent ces trains : des êtres humains.
Je suis aussi en colère envers la Région Centre : il ne sert à rien de nous faire de belles gares et d’y faire circuler de beaux trains si on est incapable de contrôler ce que l’exploitant (cette SNCF) fait dans l’intérêt des usagers. Il se dit sous le manteau que cette Région perçoit des indemnités quand la SNCF ne remplit pas ses objectifs… Indemnités que l’usager ne voit pas la couleur !

 Br 

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