Ligne Chartres-Orléans

La base aérienne : l’obstacle s’aggrave. Après la proximité des silos à grains et surtout après le fameux PN 3 bis, le passage à niveau de la rocade de Chartres renverra t-il le projet ferroviaire aux calendes grecques ? Avant même l’intégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, d’imposants travaux étaient prévus, à Bricy, pour accueillir l’Airbus A 400 M, le nouveau gros porteur de l’armée. Allongement des pistes, construction de nouveaux hangars, en février dernier, le colonel de Rancourt était formel : le retard de livraison de l’Airbus n’entravera pas les travaux (200 millions d’euros sur quinze ans).

En revanche, ces travaux vont retarder d’autant le projet de ligne Orléans-Chartres.

On voit mal le trafic voyageurs longer la piste d’où décollent des gros porteurs. Alors sous réserve d’études techniques sérieuses qui ne devraient commencer qu’à la fin de cette année, la solution qui consisterait à dévier la ligne SNCF n’est pas sérieusement envisagée. Construire huit kilomètres de voies implique des procédures administratives lourdes, avec expropriations et surtout un débat public. Pour Richard Rousseau, le directeur de RFF (Réseau ferré de France), la solution passerait plutôt par l’enterrement de la ligne.

Le projet Orléans-Chartres sur la totalité du trajet risque-t-il de l’être lui aussi ? En 2010, les discussions entre l’Etat et la région pourraient bien être parasitées par les élections régionales du printemps. En 1996, au conseil régional, il était déjà question de la réouverture de cette ligne Orléans-Chartres.

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