Retard et bons mots du jour

Ce matin, l’express de 7:27 (n°16804) partant de Chartres est resté à quai pendant 15 minutes.
Énième retard qui est dû, cette fois-ci, à l’absence du contrôleur au moment du départ.
Mais, le plus comique reste à venir.

Dans un premier message, le « chef de bord » comme il s’est lui-même nommé, s’est excusé du retard suite à (je cite textuellement) :
« la non prise en charge du chef de bord sur son lieu d’hébergement ».
Une traduction semble nécessaire : le contrôleur s’est réveillé en retard parce personne ne lui a dit de se lever pour prendre son boulot.

Passé une moment de grande hilarité dans la voiture, un second message, 10 minutes plus tard, nous informe (je cite encore) :
« il est inutile de s’en prendre au chef de bord. Il est victime comme vous des désagréments que subit la ligne TER PMP actuellement ».
Là aussi, une traduction s’impose : il est interdit au bétail, pardon, aux voyageurs de s’en prendre au contrôleur. Ce n’est pas de sa faute s’il a oublié de se lever à l’heure, mais c’est celle de la méchante SNCF.

Une telle excuse vaut son pesant de cacahouète. Je me vois très bien dire à mon patron que c’est de sa faute si je suis en retard à mon poste car il a oublié de me faire lever, et qu’il n’a rien prévu pour mon transport de chez moi à mon lieu de travail.

Au final, le train aura 25 minutes de retard (10 minutes supplémentaires auront été perdues suite à des marches ralenties derrière les omnibus, et à l’arrêt en pleine voie à l’entrée de Montparnasse).

Bref, je ne vois pas comment les trains, en France, peuvent rouler correctement, car même quand la faute des dysfonctionnements revient aux cheminots eux-même, cela n’est pas de leur faute.

 Br 

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